mardi 22 avril 2008

detecteur de metaux

Un détecteur de métaux est un appareil permettant de localiser des objets métalliques dans le sol.
En France, son utilisation est strictement réglementée dans le cadre de recherche d'objets archéologiques.

L'utilisation des détecteurs de métaux en contexte archéologique est réglementée par le Code du patrimoine, article L542-1, qui stipule que
« Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie sans avoir, au préalable, obtenu une
autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche ».

Cette loi est destinée à préserver l'intégrité des niveaux archéologiques des sites contenant des objets métalliques : l'intérêt scientifique de ces derniers est en grande partie lié à leur contexte stratigraphique et archéologique, dont l'étude n'est possible que dans le cadre de fouilles méthodiques. L'utilisation de détecteurs de métaux sans autorisation nominative est par conséquent interdite sur tous les sites archéologiques, connus ou potentiels, par conséquent sur l'ensemble du territoire.

Fonctionnement d'un détecteur de métal

Principe Un détecteur de métaux fonctionne en exploitant un phénomène physique bien connu : l'induction électromagnétique. Seuls les objets métalliques peuvent induire un courant.
Un détecteur de métaux est composé de deux bobines : la bobine émettrice est traversée par un courant électrique alternatif sinusoïdal d'une certaine fréquence. la bobine réceptrice récupère le courant induit. Il se produit un décalage de phase qui est analysé par un processeur.
Discrimination Plus l'objet métallique est gros, plus il sera conducteur et plus le décalage de fréquence sera grand.

De même certains métaux sont meilleur conducteurs (l'argent notamment) et le décalage de fréquence sera d'autant plus grand. C'est en étudiant ce décalage de fréquence que l'on peut tenter de discriminer l'objet détecté.

Mais dans la pratique, c'est un peu différent. En effet un détecteur de métaux cherche du métal et aussi ses différents
alliages. La conductivité électrique d'un alliage est différente d'un alliage à un autre et sa valeur peut être proche entre deux alliages de nature très différente.
Ainsi de l'or 18 carats, peut tout à fait être confondu avec du papier d'aluminium et si l'on élimine le papier d'aluminium à
l'aide du bouton discrimination, on élimine aussi l'or !!! De l'or bas titre (14 carats) pourra même être visualisé sur le
vu-mètre du détecteur comme du ... fer (ou pas loin).
En définitive, la discrimination n'est valable que pour les petits ferreux (petits morceaux de fil de fer barbelé ou petits
clous) mais pas pour les grosses masses ferreuses (genre fer à cheval dont la forme en boucle se détecte facilement). Toutefois
il existe des détecteurs de métaux capables de vous indiquer que ce que vous avez sous la tête est une grosse masse ferreuse et sans se tromper.
Le fer donne en effet un signal particulier facilement reconnaissable sur un oscilloscope. Du fait de la variété des alliages, la discrimination ne peut être considérée comme totalement fiable. Si tous les métaux étaient purs, discriminer ne serait pas un problème.
Principes physiques La détection d’un métal dans l’air par un appareil électronique se fait toujours selon le même principe physique : l’induction
magnétique. Un conducteur électrique transportant du courant produit un champ magnétique dans l’espace qui l’entoure mais l’inverse est également vrai. Un champ magnétique variable produit un courant dans un conducteur. A travers une bobine, la loi de Faraday explicite la force électromotrice produite par la variation du champ magnétique. La présence d’un objet métallique dans le champ magnétique induit par une bobine modifie la tension aux bornes de cette dernière ce que l’on repère en électronique par la modification de l’inductance de la bobine.
Les types de détecteurs de métaux Les premiers détecteurs fonctionnaient selon le principe du battement de fréquence mais ils étaient peu performants. La technique des très basse fréquence donna une meilleure sensibilité, mais dans les années 1960, l’induction par impulsion fut mise au point et elle est actuellement encore la plus utilisée.
Détecteur à battement de fréquence : Les détecteurs à battement de fréquence furent les premiers à apparaître car ils sont simples à mettre en œuvre mais se sont également les moins sensibles. Le principe est le battement de fréquence. Il utilise, en fait, deux oscillateurs, l’un fixe, l’autre sensible aux modifications du champ magnétique. La modification du champ magnétique d’une bobine influe, comme nous l’avons vu, sur son inductance et par conséquent, si l’on construit un oscillateurs autour de cette dernière, celui-ci aura une fréquence qui réagit avec le champ magnétique et par conséquent la présence de métal.
Pour l’utiliser, il suffit de comparer le signal issu de cet oscillateur avec un signal de référence, ce dernier représente le signal de premier oscillateur qui ne serait pas modifié par la présence de métal. Le signal comparé peut servir à allumer une diode ou être relié a un amplificateur pour entendre via un haut parleur la différence des fréquences si celle-ci est comprise entre 20Hz et 20kHz.
Détecteur à très basse fréquence : Les fréquences utilisées sont inférieures à 30kHz. Ce détecteur est composé de deux bobines,
une émettrice et une réceptrice.
La bobine émettrice traversée par un courant sinusoïdal génère autour d’elle un champ magnétique ; lorsqu’un objet métallique
passe dans ce champ magnétique, des courants de Foucault apparaissent en son sein. Ces courants génèrent à leur tour un champ
magnétique qui tend à compenser le champ magnétique créé par la bobine émettrice. La bobine réceptrice va réagir au champ
magnétique émis par l’objet métallique, un courant induit va la traverser. Ce courant traité par l’électronique permet de savoir s’il y a ou non un objet métallique. Ce détecteur permet de discriminer les métaux et les ferromagnétiques. Le signal perçu par la bobine réceptrice est déphasé par rapport au signal émis. Le déphase dépend des métaux et permet ainsi de les discriminer.
Détecteur à induction pulsée : Ce type de détecteur ne nécessite qu’une seule bobine. Ces détecteurs sont très performants dans la recherche en grande profondeur. Ils peuvent détecter jusqu un mètre cinquante sous le sol.Une puissante impulsion de courant est envoyée dans la bobine. Chaque impulsion génère un champ magnétique très bref. Quand l’impulsion prend fin, la polarité du champ s’inverse et s’écroule soudainement ce qui provoque un pic de courant, l’impulsion
de retour Celui-ci dure quelques microsecondes et cause un autre courant à travers la bobine. Le processus se répète. Si le détecteur est au dessus d’un objet métallique, l’impulsion crée un champ magnétique opposé dans l’objet. Quand l’impulsion s’arrête, le champ magnétique de l’objet augmente la durée de l’impulsion de retour. Un circuit test permet de contrôler la durée de l’impulsion de retour. En la comparant avec la longueur de départ, le circuit détermine si un autre champ magnétique a rallongé le temps de décroissance de l’impulsion de retour.
Effets de sol (GROUND) 1) Effets de sol manuels en détection, il existe sur les détecteurs milieu et haut de gamme un potentiomètre appelé "effets de sol" ou ground. Celui-ci
permet à l'utilisateur de régler manuellement le détecteur, en fonction de la minéralisation rencontrée sur différents sols composés d'une terre chargée en oxydes de minéraux, de façon à ce qu'il soit toujours calibré à un niveau de stabilité neutre.De cette manière, l'appareil n'est pas gêné par les faux signaux intempestifs que provoquent ces oxydes. Il est bon de savoir que ce genre de terre est chargé de particules métalliques naturelles ; on dira par conséquent que la charge est positive, contrairement à la plage qui elle est chargée en salinité. Le sel n'étant pas un métal, la charge sera par conséquent négative. par conséquent l'utilité d'un tel réglage sur la plage en bord de mer n'aura aucun effet sur les faux signaux générés par le champs magnétique provoqué par la
haute teneur en sel. Il ne servira par conséquent à rien de posséder un tel réglage si ce n'est simplement à corriger les particules et oxydes métalliques contenus dans le sable.
Maintenant certains détecteurs possèdent en plus de ce réglage un interrupteur ou autre bouton appelé beach ou mode plage qui
permet à l'appareil d'étendre la plage de réglage dans la charge négative de façon à pouvoir s'affranchir au mieux du champ magnétique créé par la salinité.
En conclusion, ces réglages manuels permettront d'obtenir la meilleure puissance de pénétration dans le sol. Par contre, il est parfois possible de trouver sur un même terrain différentes couches karstiques, par conséquent obligatoirement un sol plus ou moins minéralisé. De ce fait, l’utilisateur devra en permanence recaler ses effets de sol en fonction de la nature du sol prospecté.
2) Effets de sol préréglés
Sur certains détecteurs, le réglage d'effets de sol est calibré par le fabriquant. Ce réglage est étalonné de façon assez haut
pour que l'appareil soit stable sur les différents sols faiblement minéralisés : sans aucun doute un bon compromis mais au détriment de quelques centimètres de puissance de pénétration.
3) Effets de sol automatiques .
Ce réglage est sans doute le mieux qu'un détecteur puisse posséder, dans la mesure où c'est l'appareil qui effectue automatiquement le réglage grâce à un microprocesseur qui analyse et calibre en permanence au mieux les effets de sol en fonction de la nature du terrain présent. Bien sûr, si un tel système représente un réel avantage et confort d'utilisation pour le prospecteur, il se fait malgré tout au détriment du temps de réponse de la cible détectée, temps qui, en millisecondes, se révèle très important en détection.
Risques Tous les gros objets ne sont pas des trésors et les lieux de combats des deux dernières guerres nous le rappellent régulièrement. Du fait même de leur fabrication (fer, acier, plomb, cuivre), les engins explosifs se détectent très bien.L'utilisation de détecteurs de métaux dans ces contextes nécessite une grande vigilance : ne jamais toucher ni démonter une munition non explosée car elle demeure toujours dangereuse. Chaque année, des accidents sont à déplorer dans lesquels sont impliqués des pratiquants de la détection qui n'ont pas su observer cette règle élémentaire de sécurité.
Officiellement pour ces raisons, l'utilisation de détecteurs de métaux est interdite dans toute la région Picardie (Somme,Aisne, Oise), dans la Meuse, en particulier à Verdun, dans quelques communes d'Île-de-France (autour de Mantes-la-Jolie), sur toutes les plages des débarquements de Normandie et de Provence, dans toute la région Basse-Normandie ainsi que dans quelques communes du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.
Peut-on utiliser librement un détecteur de métaux dans un but archéologique ?
La loi du 18 décembre 1989 interdit l'utilisation des détecteurs de métaux à des fins archéologiques sans autorisation préalable. Le premier article de cette loi dispose que "nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir au préalable obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche".
Cette réglementation a pour objet de protéger les gisements achéologiques dont les couches ne peuvent livrer toutes les informations qu'elles contiennent, que si elles n'ont pas été bouleversées.
Chaque fois que l'on entreprend des recherches sur un site archéologique à l'aide d'un détecteur de métaux, on est incité, quand l'appareil signale la présence d'un objet métallique, à creuser le sol pour dégager cet objet. Cela revient à le priver de son contexte archéologique. On perd donc toute possibilité de le dater grâce à la stratigraphie du site comme de tirer des conclusions à partir de la disposition des objets dans le sol à cet emplacement.
L'utilisation des détecteurs de métaux est soumise à une autorisation préfectorale. Elle nécessite également l'accord écrit du propriétaire du terrain à prospecter qui indiquera ses intentions quant au sort des objets susceptibles d'être découverts, car le propriétaire du terrain est propriétaire de plein droit de tous les objets ainsi mis au jour. La demande est à formuler auprès de la direction régionale des affaires culturelles.
Cette interdiction est une réponse à l'évolution technique qui a popularisé l'usage des détecteurs de métaux et constitue un complément aux règles posées par la loi du 27 septembre 1941 en matière de fouilles.
Entretenir son detecteur de metaux .
Laver son détecteur aprés chaque sortie (même en dehors de la plage).
Ne jamais boucher les trous d'aération du boitier pour l'étanchéiser.
Ne jamais creuser avec la tête de détection.Protéger le boitier s'il n'est pas étanche par temps de pluie (avec un sac plastique).
Ouvrir le boitier pour retirer les particules de sables et autres poussières accumulées au cours des sorties (une fois tous les 3 mois).
Ne pas tirer sur les câbles de raccords.
Faire attention à visser correctement les fiches sur le boitier.
Equiper la tête de détection d'un protège disque. une tete de détection rayée éméttera des interferences.
Mettre toujours un casque d'écoute sur le détecteur.
Retirer les piles du détecteur en cas de non utilisation prolongée.
Ne jamais recharger les piles.Eviter de faire taper la tête de détection sur les cailloux ou les grosses mottes de terre.